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On the (cutting) edge of Europe

Long overshadowed by larger, wealthier and more flashy European countries, when it comes to its design specialties, Portugal has been hiding its light under a bushel for years – serving up its best-known cultural contributions in cauldrons of squid and cod. But all that is changing…

Lisbon embodies Portugal’s emergence as a serious design destination – the splashiest evidence being the Boavista site, where Norman Foster is designing a futuristic tower and commercial complex that “promotes the worlds of design and the arts”. Elsewhere, Santos da Casa is a loft-like emporium that showcases upstart Portuguese designers alongside Continental design icons like Poltrona chairs and Arne Jacobsen tea services. Especially impressive are Ana Pimentel’s sinuous J-shaped lamp in blond wood and Luísa Peixoto’s boxy chrome lamps adorned with red silk. But the Santos design boom isn’t limited to merchandise. Beneath the neighbourhood’s orange-tile roofs and wrought-iron balconies, high-end style is spilling out of shops and showrooms and filling new restaurants and nightspots as well. The airy, neo-industrial restaurant Santos de Lisboa fills at lunchtime with an under-40 crowd who scribble into notebooks and annotate book margins.

When night descends on the cobblestones, the monied young professionals descend on Yasmin in Rua da Moeda. The sultry DJ-spun jazz and sexy contemporary décor – polished concrete floor, Saarinen chairs – are complemented by equally attractive nouveau Portuguese specialities such as grilled Azorean cheeses with a mango-tomato-avocado-honey vinaigrette, cod confit with sautéed spinach and robust deer loin with corn foam and grilled shiitake mushrooms.

For a nightcap, join the media types and pre-clubbers at the totally white and totally angular Left, which looks like it rolled off the Apple assembly line. Or head to Estado Liquido, a late-night hotspot that serves up ambient electronica and house music to crowds of young professionals and graduate students. Have a couple of €6 cocktails and put yourself to bed – along with any lingering stereotypes about Portugal’s alleged lack of style.

On the other end of the scale, Porto is an almost impossibly picturesque town of Gothic, Renaissance and Baroque buildings cascading down a steep gorge to the banks of the Douro River just before its waters reach the blue Atlantic. Over it, six stunning bridges – including two designed by Gustave Eiffel and one of his students – form majestic spans. No wonder Unesco declared the whole city centre a World Heritage Site in 1996. Porto has been keeping itself busy of late with the new concert hall by Rem Koolhaas, an outstanding contemporary art museum, a thriving gallery scene, not to mention a whole riverfront of lively bars and restaurants.

Bring a good pair of walking shoes and most of Porto’s major monuments can be reached on foot. Presiding over the whole scene is the Sé Catedral, with its Gothic cloister and gorgeous 18th-century tiles, which dates back to the 12th century. Next door is the Bishop’s Palace, a white grand Baroque façade punctuated by gray curlicue stone window frames. It almost takes precedence over the church itself.

The streets that fan out behind the cathedral are home to many of its best known shops, including the Lello Bookstore, in a marvellous neo-Gothic building. Brace yourself with a coffee at the grand Art Nouveau Café Majestic before tackling the 225 steps of the Torre dos Clérigos for yet another breathtaking view of the city and river.

Porto is in the midst of recolonising its most romantic neighbourhood, the Ribeira, an arcaded warren of former bacalhau warehouses along the river. Near the Casa do Infante, former home of Henry the Navigator, you’ll find a cluster of clothing stores like Favela Chic and Shade, selling on-trend pan-European fashion.

Stretching in both directions from the Praça da Ribeira, the rows of weathered tile-clad buildings almost appear to be holding each other up. Above the omnipresent laundry drying on the balconies, women in floral housedresses lean over the railings and watch city life stroll, sail, cycle or just drift by. Down at street level, stylish interior design shops line up next to internet cafes and intimate wine bars.

A more bohemian scene can be found at Maus Hábitos, the current clubhouse for Porto’s chilled-out youth culture. On the fourth floor of a nondescript office building behind the cathedral, it is a popular vegetarian restaurant by day and a sort of updated 1960s happening at night. A few people there sell handicrafts and homemade cakes and even give massages, but for those who really need to unwind, there are some very stiff cocktails, and a DJ spins excellent 80s and 90s house music.

FR A l’(extrême) pointe

Longtemps resté dans l’ombre des pays européens plus riches et plus grands, renommés au niveau mondial pour leur architecture d’avant-garde, le Portugal a bien caché ses talents ces dernières années. Et si aujourd’hui sa plus importante contribution à la culture s’apparente encore à une grande marmite pleine de calamars et de morue, son image est incontestablement en train de changer

Lisbonne incarne l’émergence du Portugal comme destination incontournable du design – la preuve la plus flagrante étant le site Boavista, où Norman Foster est en train de bâtir une tour futuriste et un complexe commercial qui “promotionne les univers du design et des arts.”

Plus loin, Santos da Casa, empire de la reconversion en lofts expose de nouveaux créateurs portugais à côté des icônes du design continental comme les chaises Poltrona ou les services à thé Arne Jacobsen. Les lampes sinueuses en bois blond et en forme de J d’Ana Pimentel sont particulièrement remarquables tout comme les lampes cubiques chromées de Luísa Peixoto, garnies de soie rouge. Mais dans ce quartier de Santos, la notion de design ne se limite pas aux seuls objets. Sous les toits de tuiles de couleur orangée et derrière les balcons de fer forgé, s’étale une démesure de style dans les magasins, les showrooms allant jusqu’aux restaurants aussi et aux lieux de la nuit. Le restaurant spacieux, néo-industriel Santos de Lisboa ne désemplit pas à l’heure du déjeuner avec une faune en dessous de 40 ans, griffonnant des notes dans des agendas et dans la marge des livres. Lorsque le soir descend sur les rues pavées, les jeunes professionnels aisés descendent vers Yasmin dans la Rua da Moeda. Cet endroit chaud aux accents jazz DJ-spun et au décor séduisant contemporain — sol en ciment vernis, chaises Saarinen — est complété par une offre de plats aussi attrayants que les fromages grillés azuréens accompagnés d’une vinaigrette mangue-tomate-avocat-miel, un confit de morue avec des épinards sautés ou un robuste filet de cerf, mousse de maïs et champignons shiitake grillés.

Pour une sortie nocturne, rejoignez les branchés du monde des médias et les préclubbers au Left, blanc total et carré total…le lieu semble être sorti tout droit d’une ligne de montage d’Apple. Ou bien allez à l’Estado Liquido, rendez-vous in de la fin de nuit qui propose une ambiance électronique house aux jeunes professionnels et aux étudiants. Savourez quelques cocktails à 6 euros et mettez-vous au lit — en oubliant par la même occasion tous les stéréotypes non fondés sur le soi-disant manque du style portugais.

Tout à l’opposé, Porto est une ville presque trop pittoresque, mêlant des bâtiments gothiques, renaissances et baroques, alignés dans la descente de la gorge raide qui aboutit aux rives du Fleuve Douro, juste avant que ses eaux n’atteignent l’immensité bleue de l’Atlantique. Six ponts étonnants l’enjambent, dont deux dessinés par Gustave Eiffel et un par ses étudiants, ils forment des arcs majestueux. On ne s’étonnera pas que le centre ville ait été classé Site du Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1996. Porto a eu un rythme soutenu récemment avec la nouvelle salle de concert de Rem Koolhaas, un incroyable musée d’art contemporain, une remarquable scène de galeries sans mentionner tout le front du fleuve, bordé de bars et de restaurants animés.

Emportez une bonne paire de chaussures de marche, car la plupart des monuments essentiels de Porto peuvent se relier à pied. La Cathédrale Sé domine l’ensemble, avec ses cloîtres gothiques et ses tuiles du 18e siècle, qui remontent à l’origine au 12 e siècle. A côté se tient le Palais des Evêques, une grande façade baroque ponctuée de grandes baies en frisures de pierres grises. Ce bâtiment surpasserait presque l’Eglise.

Les ruelles qui serpentent à l’arrière de la cathédrale abritent certaines des boutiques les plus réputées de la ville, dont Lello Bookstore, dans un somptueux bâtiment néo-gothique. Reprenez des forces en prenant un petit café au grand Café Art Nouveau Majestic avant de grimper les 225 marches de la Torre dos Clérigos pour une autre vue à couper le souffle sur la ville et le fleuve.

Porto est en train de recoloniser ses plus beaux quartiers romantiques, le Ribeira, un ancien labyrinthe d’arcades contenant des entrepôts à morues, le long du fleuve. Non loin de la Casa do Infante, ancienne demeure d’Henry le Navigateur, vous trouverez un ensemble de boutiques de vêtements comme Favela Chic et Shade, qui vendent du prêt-à-porter chic pan-européen.

S’étendant de part et d’autre de la Praça da Ribeira, les rangées de maisons couvertes de tuiles patinées ont l’air de se tenir l’une l’autre. Au-dessus des balcons où le linge sèche en permanence, les femmes en tablier fleuri se penchent pour regarder la ville en mouvement, les bateaux au large ou les vélos qui passent. Plus bas, au niveau de la rue, de super magasins aux intérieurs design s’alignent à côté des cafés Internet et des bars à vins plus intimes.

On peut trouver un quartier plus bohème à Maus Hábitos, le centre actuel de la jeune culture de Porto. Au quatrième étage d’un immeuble de bureau standard, derrière la cathédrale, se trouve un restaurant végétarien apprécié en journée qui se transforme le soir, en une sorte de lieu de happening réactualisé, dans l’esprit des années 1960. Quelques personnes y vendent des pièces d’artisanat et des gâteaux faits maison et l’on y pratique aussi à l’occasion des massages, mais pour ceux qui ont vraiment besoin de souffler, il y a une large gamme de bons cocktails, et un D.J. qui programme une excellente musique house des années 80 et 90.

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